Une métaphore pour comprendre les objets partagés

Présent à Nantes pour le Tour de France 4D, j’ai appris avec tristesse que les billets d’Oliviers Deschanels avaient disparu. Voici donc dans le style une métaphore pour comprendre les fusions d’objets partagés dans 4D. Lire la doc PDF dédiée au langage disponible sur le site 4D au chapitre « Objets partagés et collections partagées »

En effet il est vain de mémoriser un ensemble de règles de règle à appliquer si on ne comprend pas la philosophie de la chose.

Imaginez le professeur 4D proposant un jeu à sa classe en demandant aux enfants de réaliser le plus beau mélange de couleurs à l’aide des couleurs primaires, jaune, rouge, bleu qui représentent nos objets partagés, couleurs «pures » qui seront étiquetées par un nombre négatif. Les enfants sont libres de mélanger ces couleurs-objets (= ajouter un objet partagé dans un autre) dans n’importe quelle proportion. Mieux ils peuvent aussi accepter d’inclure les créations des autres enfants pour modifier leur mélange. Cependant le professeur leur assigne une règle unique et simple :

« TOUT EST AUTORISÉ À CONDITION QUE VOUS POUVIEZ ME DIRE AU FINAL COMMENT VOUS AVEZ OBTENU VOTRE COULEUR, DONC DANS QUELLE PROPORTION DES COULEURS DE BASE, VOUS AVEZ RÉALISÉ VOTRE MÉLANGE »

Selon les couleurs-objets, dont on modifie la dose (par exemple la taille du verre le contenant) en modifiant par ajout ou suppression les propriétés, chaque enfant réalise son mélange en versant le contenu de chaque fiole dans un bol.

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Il sait évidemment comment il y est parvenu. Ainsi 2/3 de bleu et 1/3 de jaune donneront un vert pâle tandis que rouge et bleu en égales proportions donneront le violet. Cette nouvelle couleur issue du mélange aura une étiquette positive

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La situation peut rapidement devenir inextricable au fil des ajouts successifs comme le montre l’image de cette pyramide de couleurs :

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Un premier souci est que le mélange obtenu est IRRÉVERSIBLE. Impossible de revenir aux teintes primaires et pour récupérer un verre, l’enfant n’aura pas d’autre choix que de plonger dans le bol du mélange. C’est l’opération de démembrement d’un objet partagé.

Un autre enfant peut se joindre un lui en constituant un groupe. S’il apporte des verres, même de taille différente, constituées de couleurs pures pour l’ajouter dans le bol de son collège, l’enfant récipiendaire l’acceptera sans problème car il mémorisera l’opération aboutissant au nouveau mélange. Le problème est quand un enfant lui apporte son MÉLANGE ! Impossible de deviner comment ce dernier a réalisé sa couleur personnalisée car les enfants sont tenus à garder le secret de fabrication, sauf dans un cas : quand le mélange apporté est EXACTEMENT le même que le sien. En effet, cela implique que le mélange final ne sera pas modifié et que la proportion de chaque couleur-objet primaire est identique à la sienne, qu’il connaît évidemment.
La stratégie consiste donc à n’accepter que des couleurs de base de la part des autres enfants et à faire les mélanges SOUS SES YEUX en mémorisant les diverses opérations et proportions. C’est ce que l’on doit faire avec 4D en modifiant les propriétés une fois les objets partagés fusionnés dans un groupe.

Dans le cœur interne de 4D, je pense qu’un groupe doit savoir comment a été « fabriqué » un mélange d’objets partagés afin de l’accepter.